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Rym Debbarh-Mounir, sound writer et monteuse son

 

Diplômée de la Fémis, elle a conçu et monté le son pour un grand nombre de réalisateurs : A. Fontaine, F. Ontoniente, N. Lvosky, Maïwen, A. Desplechin, M. Simon, R. Amari (…). Sa pratique personnelle du théâtre et de la musique, son approche sensible de son métier la portent tout naturellement à interroger les processus de création, à se lier à d’autres champs de recherches que le cinéma, à interroger les liens qui se nouent entre image, espace et son, entre technique et imaginaire. La dimension corporelle du son faisant sens doublement — perception et conception — elle collabore depuis une dizaine d’années avec metteurs en scène, comédiens, musiciens et auteurs.

 

Isabelle Delatouche, auteure et artiste numérique

 

Isabelle Delatouche se revendique du « Living Art », c'est-à-dire d'un art intégré à l'espace public, travaillant sur des œuvres qui, par leur comportement, entretiennent des relations sensibles avec leur public (cf. Living Art, Fondations de Florent Aziosmanoff, Les Éditions du CNRS, 2015). En 2011, dans le cadre du Cube, Centre de création numérique d’Issy-les-Moulineaux, elle crée L’anthologue, une installation comportementale littéraire disséminée, d’abord installée dans les locaux du Cube, qu'elle réinvente ensuite pour une résidence à l’École des Mines-Télécom, puis à Bordeaux, Lyon, et à La Condition Publique de Roubaix. Elle cherche à créer de micro-révolutions intimes en utilisant comme matériaux conducteurs la littérature, la poésie et les interfaces numériques programmées. Et travaille sur la fabrication de coïncidences heureuses en bricolant/détournant de leurs penchants totalisants habituels algorithmes, interfaces, capteurs et small data, entre autres.

 

Letizia Giannella, artiste plasticienne

Letizia Giannella est artiste plasticienne diplômée de l’École des Beaux Arts de Naples en Italie.
Sa recherche artistique la conduit à une réflexion sur l’espace public en tant que espace sociale, lieu majeur d’expression de la collectivité, et espace urbain, dont la cartographie dessine la structure et défini son identité. Issue d’une famille d’artisans œuvrant au service de la tradition populaire de l’Italie du sud, elle est confrontée rapidement au concept d’art comme “bien public” qui est à la fois moteur et expression de la communauté. Elle intègre rapidement dans sa pratique les techniques utiles à la constructions d’apparats et architectures éphémères, de scénographies urbaines, expression des pratiques collectives de la communauté lors des célébrations publiques.
Fêtes populaires, processions religieuses, défilés en masque, ce sont la base de sa réflexion sur l’utilisation de l’espace public par la communauté. L’Architecture et l’Urbanisme ont un rôle fondamentale dans cette démarche par leur capacité de façonner l’espace en déterminant ainsi son utilisation.
Du dessin à l’installation, de la photographie à la scénographie, sa pratique se concrétise en la réalisation d’interventions IN SITU qui intègrent dans le procédé de création les caractéristiques propres à chaque lieu. Ses œuvres ont une dimension publique, elles se construisent de façon progressive et évoluent en rapport à l’espace à disposition.
Depuis plusieurs années, elle associe à la recherche artistique à une activité pédagogique importante. Immergée dans une société multiculturelle, elle partage avec enfants et adultes la richesse de leurs cultures différentes, en utilisent l’art comme raccord et moyen majeure d’émancipation sociale.

Charles Neubach, artiste peintre et performeur

 

Charles vit et travaille entre Paris, Reims et Berlin. Son œuvre actuelle développe la question des sources matricielles et de la constitution de réseaux tant physiques que psychiques. Ayant commencé par la pratique simultanée de l'écriture, de la photographie, de la musique et du graffiti, son travail est résolument abstrait et hybride ; il laisse au spectateur la liberté de réaliser un voyage immersif, intérieur et mental, et de faire face au déroulement du temps afin d’en prendre la mesure. Le traçage de lignes au moyen d'adhésif lui permet de « poser » des formes dynamiques dans l'espace en un langage non figuratif et formel, entre rigueur et aléatoire, dans une sorte de poésie abstraite de l'existant et de l'existence. Il se concentre sur des gestes simples, rythmés par fréquences, en utilisant son corps comme transmetteur et capteur d'énergie.

 

Hanaa Ouassim, chanteuse-percussionniste

 

Née en 1989 à Settat (Maroc), Hanaa vit aujourd’hui à Paris. Son obsession pour les folklores, les musiques populaires, la pousse très tôt à piller les cassettes audio de ses parents. Lui vient alors une curiosité qui ne la quittera plus, c’est aujourd’hui YouTube qu’elle pille à la recherche de la plus belle cassette. Raï traditionnel Algérien , Chants Sud Africains, Mezzoued Tunisien, Palenque Créole, Mawal iraquien, morna du Cap Vert, Fado Portugais, les tableaux se suivent qui nourrissent son envie de monter sur scène. Après de brèves études de lettres, elle monte à Paris, rejoindre ses amis pour faire de la musique. Parmis eux, son amie d’enfance Léonie Pernet. A Paris, ce furent cinq années de petits jobs, de rencontres et de vie nocturne. Elle se produit avec Léonie à Beaubourg, à La java, elle fait le dj jusque Lisbonne et compose un titre avec le collectif Acid Arab. 2018, la verra réapparaître sur la scène, notamment sur la tournée du premier album de Léonie Pernet.

Léonie Pernet, compositrice-interprète

Faire cohabiter des univers hétéroclites, c’est la spécialité de Léonie Pernet, sa signature dans sa musique comme dans sa vie. Léonie ose constamment le mélange des genres et multiplie les facettes. Après avoir étudié les percussions classiques au Conservatoire de Reims, ainsi que le piano, Léonie compose et interprète la musique du spectacle Enfanquillage, écrit par Anne Mulpas. Quelque temps plus tard, à 18 ans, elle obtient une résidence à la Cartonnerie de Reims et crée le spectacle protéiforme À Portée de lumière où elle met en musique et en lumières avec Georges Portelli des textes de Anne Mulpas et d’Anaïs Nin. Arrivée à Paris l’année suivante, elle rencontre Yuksek dont elle assurera la tournée internationale en tant que batteuse en 2011/2012, puis travaille sur son 1er EP qui sort en 2014 sur le label Kill The Dj et qu’elle défendra seule sur scène avec ses claviers, un micro, et une batterie. Elle compose également pour le cinéma : B.O. de « Bébé Tigre » de Cyprien Vial, « Marvin » de Anne Fontaine, 2017. Un 1er album sortira au printemps 2018, où l’on retrouvera des chansons à la beauté abrasive et mélancolique qui trahissent un goût des mélodies apprises chez Satie et Glass.

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